iode guide Nujimé spécialiste des compléments alimentaires

Iode : guide complet sur ce minéral essentiel

L’iode est un oligo-élément présent dans l’alimentation et indispensable à certaines fonctions de l’organisme : fonction cognitive normale, système nerveux, hormones thyroïdiennes. Sources alimentaires, besoins en iode, rôles physiologiques et présence dans certains compléments alimentaires : voici les principales informations à connaître sur l’iode.

Par Sarah QUIGNON, Diététicienne
10 minutes
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Discret mais indispensable, l’iode fait partie de ces oligo-éléments dont l’organisme ne peut pas se passer. Présent à l'état de traces dans notre corps, ce micronutriment essentiel participe pourtant à des fonctions majeures, comme le soutien de la fonction cognitive ou la production d'hormones thyroïdiennes. Comment garantir un apport en iode équilibré au quotidien ? Des sources alimentaires incontournables aux compléments alimentaires à base d'algues comme le fucus, ce guide complet vous aide à tout comprendre sur ce minéral.

Sommaire

QU’EST-CE QUE L’IODE ?

Définition

En biologie et en nutrition, l’iode est défini comme un micronutriment essentiel que le corps humain ne possède pas la capacité de synthétiser lui-même [1]. Son intégration au sein des tissus dépend ainsi exclusivement de l'alimentation quotidienne ou d'apports complémentaires.


Une fois ingéré sous forme minérale, l'iode est absorbé au niveau intestinal puis transporté par le réseau sanguin pour être distribué dans l'organisme, où il est principalement retenu par la glande thyroïde.

Un oligo-élément indispensable en petite quantité

On qualifie l'iode d'oligo-élément, ce qui signifie qu'il est présent en très faible quantité dans notre organisme. Chez un adulte en bonne santé, la réserve totale de cet élément ne dépasse généralement pas 15 à 20 milligrammes.


Malgré cette présence mesurée en microgrammes, la régularité de son apport journalier demeure déterminante pour la physiologie humaine. En effet, comme le corps élimine de petites quantités d'iode chaque jour et ne possède pas de gros stocks de réserve, un apport quotidien régulier permet à l'organisme et à la thyroïde de fonctionner à un rythme stable, sans devoir compenser les variations d'un jour à l'autre.

À QUOI SERT L’IODE DANS L’ORGANISME ?

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Iode, fonction cognitive et système nerveux

L'action de l'iode sur le système nerveux et la sphère cérébrale repose sur des mécanismes physiologiques bien documentés. Sur le plan intellectuel, l’iode contribue à une fonction cognitive normale, plusieurs travaux de recherche suggérant qu'un statut iodé adéquat participerait au maintien des processus cérébraux impliqués dans la perception, l'attention et le traitement des informations [4].


En parallèle, cet oligo-élément contribue au fonctionnement normal du système nerveux en aidant au maintien de la conduction des influx nerveux au sein des réseaux neuronaux [3].

Iode, métabolisme et fonction thyroïdienne

L'interaction entre l'iode et le métabolisme énergétique est scientifiquement établie : l'iode contribue à un métabolisme énergétique normal, participant activement aux réactions biochimiques qui transforment les nutriments issus des repas en én

ergie utilisable par les cellules [3].

Par ailleurs, l’iode contribue à la production normale d’hormones thyroïdiennes ainsi qu'à une fonction thyroïdienne normale, assurant l'équilibre endocrinien de l'organisme [2].


💡Le saviez-vous ? En plus de toutes ces actions, l’iode contribue aussi au maintien d’une peau normale !

QUELS ALIMENTS CONTIENNENT DE L’IODE ?

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Les principales sources alimentaires d’iode

La concentration d'iode varie selon les filières alimentaires et l'origine environnementale des produits :


  • Les produits de la mer : les poissons d'eau salée (comme le cabillaud, l'églefin ou la sardine) et les fruits de mer (crevettes, moules) constitueraient les aliments les plus riches en iode [5].
  • Les algues : les végétaux marins (kombu, wakamé, nori) accumulent naturellement ce minéral.
  • Les produits laitiers et les œufs : le lait, le fromage et les œufs apportent des quantités mesurables d'iode, en raison de la composition de l'alimentation animale.
  • Le sel iodé : l'enrichissement du sel de cuisine constitue une mesure classique pour stabiliser la couverture des besoins dans la population.

Pourquoi les apports peuvent-ils varier ?

La quantité d’iode consommée quotidiennement fluctue en fonction des habitudes de vie :


  1. Zone géographique : la teneur en iode des sols varie d'une région à l'autre, influençant la concentration des cultures terrestres.
  2. Régimes spécifiques : la réduction ou l'éviction des produits de la mer, des poissons, des œufs ou des produits laitiers pourrait réduire les apports naturels en iode.
  3. Variabilité des teneurs : la concentration d'un même aliment peut varier selon les saisons et les modes de production, sans qu'il ne soit possible de conclure à une carence sur le seul constat d'un régime donné.

QUELS SONT LES BESOINS EN IODE ?

Pourquoi les apports peuvent-ils varier ?

Les besoins nutritionnels sont établis pour compenser les pertes physiologiques quotidiennes. Chez l'adulte, la Valeur Nutritionnelle de Référence (VNR) est fixée à 150 microgrammes (g) par jour en Europe [3].


Ces repères sont ajustés lors de périodes spécifiques comme la grossesse ou l'allaitement, durant lesquelles le métabolisme maternel et le développement fœtal solliciteraient davantage les réserves en iode [6].

Pourquoi ne faut-il pas multiplier les sources d’iode sans raison ?

L'objectif nutritionnel consiste à couvrir les besoins recommandés sans excès. Multiplier inutilement les sources d'iode n'apparaît pas nécessaire, l'organisme cherchant à maintenir un équilibre physiologique. Il convient de respecter les doses préconisées sur les produits et d'éviter les apports superposés irraisonnés.

PEUT-ON TROUVER DE L’IODE DANS LES COMPLÉMENTS ALIMENTAIRES ?

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L’iode peut être apporté par différents ingrédients

Lorsqu'une alimentation ne couvre pas l'ensemble de la VNR, l'usage d'un complément alimentaire à base d'iode peut être envisagé. Deux grands types d'ingrédients sont employés :


  1. Les sels minéraux : tels que l'iodure de potassium.
  2. Les ingrédients végétaux marins : notamment des extraits d'algues concentrées.

Comment lire la quantité d’iode sur une étiquette ?

L'examen de l'étiquette d'un complément alimentaire nécessite de distinguer le poids de la matière première de sa teneur réelle en micronutriment :


  • Poids de l'ingrédient vs Quantité d'iode : une mention indiquant 200 mg d'extrait végétal désigne la masse globale de l'extrait, et non la quantité d’iode pure. Il convient de se référer à la ligne du tableau nutritionnel spécifiant la teneur exacte en iode (g).
  • Pourcentage des VNR : cette donnée permet d'évaluer la contribution de la portion journalière par rapport à la référence européenne de 150 g.

Précautions et recommandations

Avant d'entamer une complémentation, il convient de respecter quelques règles élémentaires de sécurité. Un avis médical auprès d'un professionnel de santé reste vivement recommandé en cas de troubles thyroïdiens connus ou de traitement médicamenteux en cours. Par ailleurs, il est important d'éviter le cumul irraisonné de plusieurs compléments alimentaires contenant de l'iode ou des extraits marins, tout en veillant à respecter scrupuleusement le dosage préconisé par le fabricant sur l'emballage.

LE FUCUS, UNE SOURCE D’IODE UTILISÉE DANS CERTAINS COMPLÉMENTS

Qu’est-ce que le fucus ?

Le Fucus vesiculosus, communément appelé fucus ou chêne marin, est une algue brune issue des littoraux rocheux. Récolté puis séché, le fucus est traditionnellement préparé sous forme de poudre ou d'extraits pour intégrer la composition de certains compléments alimentaires.


Retrouvez toutes les informations sur cette algue dans notre guide complet sur le fucus.

Pourquoi retrouve-t-on du fucus dans certaines formules ?

Le fucus est une algue naturellement riche en iode. C'est pour cette raison qu'elle est fréquemment utilisée dans la formulation de compléments alimentaires souhaitant apporter une source d'iode d'origine végétale.


À titre d'exemple concret, cet extrait d'algue est intégré dans la composition de nos gélules Coupe-Faim. L'iode apporté par le fucus y contribue à une fonction thyroïdienne et à un métabolisme énergétique normaux. Associé à des fibres d'origine végétale (comme le konjac ou le nopal) ainsi qu'au chrome, qui contribue au maintien d'une glycémie normale, il aide à soutenir ces mécanismes essentiels pour favoriser une meilleure gestion du poids au quotidien.

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Sarah QUIGNON, Diététicienne Nutritionniste

Sarah QUIGNON, Diététicienne Nutritionniste

Diplômée en diététique et en communication, Sarah met son expertise en nutrition et micronutrition au service du développement de compléments alimentaires de haute qualité chez Nujimé. Chargée de Nutrition et Développement Produits, elle conçoit des formules innovantes alliant vitamines, minéraux et actifs naturels, dans une approche globale du bien-être et de la santé.

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RÉFÉRENCES

La cuisson des aliments détruit-elle l’iode qu’ils contiennent ?

L'iode est un minéral soluble dans l'eau et sensible à la chaleur. Lors d'une cuisson à l'eau bouillante, une partie de l'iode présent dans les poissons ou les légumes migre dans le liquide de cuisson. Pour préserver la teneur en iode des aliments, il est recommandé de privilégier des modes de cuisson doux comme la vapeur ou d'intégrer les jus de cuisson dans vos préparations.

Quels sont les premiers signes d'un apport insuffisant en iode ?

Lorsque l'apport journalier est insuffisant de façon prolongée, la thyroïde doit fournir un effort accru pour capter l'iode circulant. Cela peut se manifester par une fatigue persistante, une baisse de tonus, une grande sensibilité au froid ou une peau sèche. Seul un bilan biologique réalisé par un professionnel de santé permet d'évaluer précisément le statut en iode.

Est-il possible d'avoir trop d'iode dans l'organisme ?

Oui, la modération est essentielle. Une consommation excessive d'iode (notamment par le cumul de compléments alimentaires fortement dosés ou une surconsommation d'algues séchées) peut perturber l'équilibre de la thyroïde. C'est pourquoi il convient de respecter la VNR de 150 g par jour pour un adulte et d'éviter de multiplier les sources très concentrées sans avis médical.

À quoi sert la fonction thyroïdienne et quel est son rôle dans le corps ?

La thyroïde est une petite glande située à la base du cou qui agit comme le régulateur central du métabolisme. En sécrétant des hormones thyroïdiennes, elle contrôle la vitesse à laquelle nos cellules consomment l'énergie, influence la température corporelle, le rythme cardiaque, l'humeur et le transit intestinal. Un fonctionnement équilibré de la thyroïde est donc indispensable pour maintenir une vitalité constante au quotidien.

Quel est le lien entre l’iode, la thyroïde et la gestion du poids ?

L'iode est le composant essentiel nécessaire à la fabrication des hormones thyroïdiennes. Lorsque l'apport en iode est adapté, la thyroïde assure une synthèse hormonale normale, ce qui soutient un métabolisme énergétique régulier. Un métabolisme qui fonctionne à son rythme optimal aide l'organisme à mieux utiliser les calories issues de l'alimentation, ce qui favorise indirectement une meilleure gestion du poids.

RÉFÉRENCES

[1] WHO, UNICEF, ICCIDD. Assessment of iodine deficiency disorders and monitoring their elimination: a guide for programme managers. 3rd ed. World Health Organization, 2007.

[2] Zimmermann, M. B., & Boelaert, K. Iodine deficiency and thyroid disorders. The Lancet Diabetes & Endocrinology, 3(4), 286-295, 2015.

[3] Règlement (UE) n° 432/2012 de la Commission du 16 mai 2012 établissant une liste des allégations de santé autorisées portant sur les denrées alimentaires. Journal officiel de l'Union européenne.

[4] Bath, S. C., et al. Effect of inadequate iodine status in UK pregnant women on cognitive outcomes in their children: results from the Avon Longitudinal Study of Parents and Children (ALSPAC). The Lancet, 382(9889), 331-337, 2013.

[5] ANSES. Table de composition nutritionnelle des aliments CIQUAL. Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail, 2020.

[6] EFSA Panel on Dietetic Products, Nutrition and Allergies (NDA). Scientific Opinion on Dietary Reference Values for iodine. EFSA Journal, 12(5), 3660, 2014.

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